Avertir le modérateur

Alcoolisme chez les jeunes - Quel rôle pour les parents ?

DSCF2269.JPG

Prévention de l’abus d’alcool chez les jeunes : quel rôle pour les parents ?

Les parents jouent un rôle majeur qui a été souligné par de nombreuses études. La consommation des parents, leur attitude –laxiste ou sévère- face à l’alcool, la façon dont ils parlent de ce sujet à leurs enfants, mais aussi leur situation familiale jouent un rôle positif ou négatif, limitant ou favorisant les consommations à risques.


Les parents jouent un rôle important dans la prévention

L'hypnose excelle, dans le cadre du sevrage de l'alcool.
L'alcoolisme correspond à une frustration, souvent affective, liée à la phase orale de la relation à la mère.
La relation hypnotique peut produire une régression à ce stade de la construction de la personne et peut donc restaurer symboliquement l'apport affectif.
L'hypnose constitue un traitement naturellement adapté à l'alcoolisme.
Dans ce domaine, le taux de réussite se situe entre 60% et 80% ce qui est extrêmement encourageant.


Dans notre cabinet de Thérapie Brèves, nous allons pouvoir associer l'hypnose à l'EMDR et à l'accompagnement à des modifications comportementales et environnementales appropriées.


Bien entendu, les aides annexes, groupes de paroles, medecin, milieu hospitalier et spécialisé, ne peuvent que favoriser l'orientation vers une vie libérée de cette dépendance.

Paris, le 26 novembre 2009 – Les travaux présentés lors de la matinée scientifique de l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (Ireb) du 26 novembre dernier à Paris ont souligné la place des parents dans la prévention des conduites à risques chez les jeunes, notamment celles qui sont liées à la consommation d’alcool.
Marie Choquet, directeur de recherche à l’Inserm au sein de l’unité « Santé de l’Adolescent » et présidente du comité scientifique de l’Ireb, a présenté l’historique des recherches sur ce sujet. Elle a rappelé que la consommation des parents, le statut parental (séparation par exemple), les attitudes des parents à l’égard de la consommation sont des facteurs qui influencent la consommation des jeunes. Elle a aussi souligné que « contrairement à ce que l’on croît souvent, les parents sont plus influents que les ami(e)s quand on étudie cette influence sur une période longue ». Autant de constats qui plaident selon Marie Choquet pour une plus grande prise en compte des parents dans les politiques de prévention.
Daniel Bailly, pédopsychiatre, professeur de psychiatrie à l’université d’Aix-Marseille et spécialiste de la relation parents-enfants a rappelé qu’il fallait bien distinguer l’expérimentation de l’alcool et l’abus-dépendance, car les facteurs qui influent sur ces comportements ne sont pas les mêmes. « Ce n’est pas en diminuant la consommation moyenne que l’on diminuera l’abus et la dépendance chez les jeunes» explique-t-il. Il a rappelé à ce sujet certains paradoxes de la prévention, comme par exemple le fait que les accidents de la route arrivent le plus souvent à des jeunes qui ne sont pas en situation d’abus ou de dépendance. En revanche, il souligne que les facteurs familiaux permettant de repérer et d’aider les jeunes à risque d’abus ou de dépendance sont désormais connus et devraient orienter la prévention.
Rappelons que Marie Choquet est également co-directrice scientifique de l’étude « Jeunes et Alcool 2008 » de l’Ireb et membre du collège scientifique de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies). Le Professeur Daniel Bailly est aussi l’auteur d’un ouvrage récent paru aux éditions Odile Jacob et intitulé « Alcool, drogues chez les jeunes : agissons ! ».


L’attitude parentale : un rôle clé dans les comportements de consommation des mineurs

Extrait de l’étude LES JEUNES ET L’ALCOOL AUJOURD’HUI, cinquième enquête Ireb, sous la direction scientifique de Marie Choquet, Directeur de recherche à l’Inserm, Présidente du comité scientifique de l’Ireb et Laure Com-Ruelle, Directeur de recherche à l’Irdes, Membre du comité scientifique de l’Ireb - novembre 2009

La situation matrimoniale, le style de vie familiale (par exemple, communiquer facilement dans la famille, parler ou non de ses problèmes personnels avec ses parents, faire ses devoirs avant les loisirs) et l’attitude des parents vis-à-vis de la consommation d’alcool et de l’ivresse jouent un rôle dans la consommation des mineurs.
A propos de la situation matrimoniale des parents, on note une surreprésentation des familles recomposées parmi ceux qui ont une consommation abusive ou à risque de dépendance par rapport à ceux qui sont non consommateurs ou consommateurs sans problème.
Les consommateurs abusifs se différencient des consommateurs sans problème à propos de la communication intrafamiliale et de la discipline. Ainsi, les « abusifs » sont environ deux fois plus nombreux que les « sans problème » à déclarer que la communication intrafamiliale est difficile et une fois et demie plus nombreux à déclarer qu’ils ne peuvent pas parler de leurs problèmes personnels en famille ou qu’ils ne font pas leurs devoirs avant de passer aux loisirs. Par ailleurs, ils sont au moins deux fois plus nombreux à déclarer que les parents ne disent rien face à l’ivresse.
Les consommateurs à risque de dépendance sont environ trois fois plus nombreux que les consommateurs sans problème à déclarer que la communication intrafamiliale est difficile et deux fois plus nombreux à dire qu’ils ne font pas leurs devoirs avant les loisirs. Par ailleurs, ils sont trois fois plus nombreux à déclarer que les parents ne disent rien face à l’ivresse.
L’autorisation par les parents de consommer même en leur absence est notamment un critère qui sépare les différentes typologies de consommateurs. Les jeunes qui consomment, et en particulier ceux qui ont des problèmes avec l’alcool, se caractérisent par le fait qu’ils déclarent être autorisés à boire, même en l’absence des parents. Ces proportions passent de 3 % chez les non consommateurs et 25 % chez les consommateurs sans problème à 50 % chez les consommateurs à risque (abus/dépendance).
L’attitude des parents vis-à-vis de l’ivresse est perçue différemment selon que le jeune est non consommateur (père et mère sont alors perçus comme « sévères » : ils ne l’autorisent pas), consommateur sans problème (père et mère sont alors perçus comme moins sévères) ou consommateur ayant un problème d’abus ou de dépendance. Les jeunes sont alors nombreux à dire que leur père tente de les dissuader ou ne dit rien (40 % parmi les consommateurs abusifs versus 9 % parmi les non consommateurs et 21 % parmi les consommateurs sans problème).

Vous, votre enfant et l'alcool

Extrait du site www.alcooletparents.com conçu sous la direction et avec la participation du Professeur Daniel Bailly

Les enfants peuvent être influencés par de nombreux facteurs : leur famille, leurs amis, leurs professeurs, les médias… Durant l’enfance, ce sont les parents qui ont généralement la plus grande influence sur les comportements et les valeurs de leurs enfants, notamment concernant l’alcool. A l’adolescence néanmoins, les jeunes ont tendance à rejeter les valeurs familiales alors que le groupe acquiert un rôle primordial dans leur vie. Ce sont ainsi leurs amis qui vont être amenés à les initier. Plusieurs études scientifiques et sociodémographiques ont démontré que, lorsque les parents donnent un exemple positif et ont une approche de communication active concernant l’alcool, les enfants sont plus à même de développer une attitude responsable face à ce produit. L’ambiance familiale, l’attitude des parents à l’égard de l’alcool et les interactions parents-enfants jouent ainsi un rôle essentiel dans la consommation d’alcool des adolescents. Ils peuvent ainsi avoir parfois un rôle incitateur et favoriser la survenue, à l’adolescence, de comportements d’abus, avec risque ultérieur de dépendance. Deux modes éducatifs ont été mis en cause comme entraînant des risques de dépendance chez l'adolescent : une attitude « laxiste » ou de « démission », caractérisée par un manque d’encadrement, d’autorité et d’implication des parents dans l’éducation des enfants, ou au contraire une attitude coercitive, ressentie comme injuste et incohérente, caractérisée par un manque de chaleur, une sévérité excessive, se traduisant par des critiques ou des punitions systématiques. Il est essentiel en tant que parent d’aborder ce sujet avec votre enfant et de fixer des règles précises et claires en tâchant de trouver un équilibre. Les conduites de consommation d’alcool et de drogues chez les adolescents revêtent toujours une dimension provocatrice, leur permettant de tester votre capacité à leur répondre. Ils testent également votre authenticité, votre crédibilité, votre disponibilité c’est-à-dire en définitive votre capacité à être des adultes responsables face à leurs questions et leurs difficultés. Une simple expérience partagée avec des amis peut ainsi conduire un adolescent, s'il se sent seul, isolé ou abandonné, à un comportement d’abus et à d’autres formes de déviance.

A propos de l’IREB

Fondé en 1971, à l’initiative de sociétés productrices et distributrices de boissons alcoolisées, l’Ireb a pour mission de contribuer à la recherche alcoologique, à la fois par les études que l’Institut conduit pour son nom propre (Observatoire « Les Français et l’Alcool », Enquêtes « Jeunes et Alcool ») et par les travaux qu’il subventionne. A la suite d’un appel d’offres annuel, son comité scientifique attribue de manière autonome des subventions aux travaux alcoologiques d’une trentaine d’équipes de chercheurs en sciences biomédicales et sciences humaines. Plus de 350 programmes de recherches ont été subventionnés à ce jour. Dans le cadre de sa mission, l’Ireb entend être à la fois un organisme de recherche, une source de documentation et un lieu d’information sur l’alcool.

Par Ireb – 35ème Matinée scientifique 26/10/2009

PSY EN MOUVEMENT - n° 19012010


Lu pour vous par Geneviève Schmit du Cabinet de Psychothérapies Brèves à Paris 17ème et en Seine et Marne

Geneviève Schmit
06.43.43.15.79

Mail

Consultations aux cabinets de Paris et de Seine et Marne
Soutien psychologique par téléphone - France - Belgique - Canada


cabinet-hypnose.fr - blog d'actualité sur les thérapies alternatives - paris-emdr.fr - paris-hypnose.fr - paris-tabac.fr - pervers-narcissiques.fr - Manipulateurs le Blog

Commentaires

  • je ne pense pas avoir de risque au niveau de l'alcool. je bois tout les week end est ce un probleme pour ma santé?

  • Bonjour,
    Je ne sais pas ce que vous appeler "boire" ....
    Cela va dépendre de plusieurs facteurs: la quantité - votre age - votre état santé et si vous êtes aussi capable de ne pas boire le week-end etc. ...
    De plus, l'habitude de boire le week-end, peut très facilement évoluer, par de temps en temps en semaine, puis toute la semaine également. Cela devient comme votre "point faible".
    De toute manière, boire, que ce soit le week-end ou la semaine, n'est jamais "bon" pour la santé.
    A vous d'en évaluer les risques en conscience.
    Cordialement, Geneviève Schmit

  • Bonjour,

    Mon fils qui est majeur est revenu ivre cette nuit. C'est la première fois que je le voyais ainsi. J'ai réussi à le questionner, il fait ça à chaque fois qu'il sort mais restait chez un copain en attendant que l'effet se passe pour que nous le voyions pas ainsi. Risque-t-il de devenir alcoolique ?
    Merci de votre réponse.

  • Bonjour,

    Peut-être l'est-il déjà ?...
    Il est évident que l'on ne peut répondre à cette question sans parler à ce jeune homme.
    Peut-il ne pas boire?
    Si la réponse est oui, et bien il n'est pas encore alcoolique.
    Mais de toute manière, c'est par des habitudes comme celles là que l'on tombe dans le piège;

    Cordialement, Geneviève Schmit

  • Bonjour,

    Merci de m'avoir répondu. Je lui ai posé la question s'il pouvait ne pas boire, il m'a répondu par l'affirmatif. Ce soir, il ressort avec ce copain. Il m'a dit qu'il ne boirait pas.... Il est tombé dans la rue et s'est abîmé les genoux assez fortement (c'est la deuxième fois). Il m'a dit que ça lui avait servi de leçon. A voir...

  • Bonjour,

    actuellement en terminale STSS, nous nous devons de réaliser un dossier sur un sujet que nous avons choisi, l'alcoolisme chez les jeunes. dans le cadre de ce dossier nous somme tenu de prendre contact avec des professionnels à fin de leur posé un certain nombre de questions. Serai-t-il possible de vous transmettre par courrier électronique une liste des différentes questions ?
    en attente d'une réponse je vous prie de croire en l'expression sincère de mes salutations.

  • C'est marrant comme d'un pays à l'autre tout change. J'habite en Australie sur Melbourne. Ici, toutes les pubs que vous voulez sont autorisées. Cependant quand on dit que l'alcool est interdit aux mineurs, ils ne font pas semblant. Ils demandent quasi systématiquement une pièce d'identité quand on rentre le soir dans un bar ou une boite. Les magasins vendant de l'alcool pareil, ils risquent très gros à vendre à un mineur. En France, l'alcool est interdit au mineur.... Quelle fumisterie, au supermarché à moins d'avoir un visage vraiment jeune, on peut acheter de l'alcool sans trop de problème. Et je ne parle même pas de tous ces ados qui rentrent en boite s'exploser la tête au whisky coca ou vodka pomme et qui rentrent sans contrôles ou presque. Je ne dis pas qu'ici en Australie aucun jeune ne bois. Il y a toujours des malins qui contournent le système, mais pour la masse des ados, le problème est sérieusement réglé. Pourquoi ne pas simplement appliqué la loi en France.

  • L'avis des médecins doit toujours être pris avec précaution, leur entêtement à vouloir toujours expliquer ce qui est bon pour les autres n'est pas toujours une bonne chose. En effet les "fêtards" sont précoces, ce qu'ils font, nous le faisions à 20 ans, 12 ans c'est très jeune ! Le TGV ça existe depuis plus de 40 ans, je ne vois pas la nouveauté, et les relations sexuelles alcoolisées c'est pas nouveau non plus. Après que les parents ne sachent pas ça m'étonne pas, ils pensent toujours que leurs enfants sont des anges, alors que ce ne sont que des êtres humains. Va-t-on vers une prohibition de l'alcool et sa criminalité associée ? Heureusement non, Pernod étant un bon ami de notre président préféré.

  • Salut, moi, je déteste gravement l'alcool car c'est poison du FOIE.ça entraine des troubles psychologiques, mentaux, ça entraine une dépendance très nuisible pour l'homme.

Les commentaires sont fermés.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu