Avertir le modérateur

Miracle ou thérapie ?

UNE n°16.jpgMiracle ou thérapie ?

Utilisation des croyances religieuses en thérapie brève par Pierre Jeanne-Julien
dans le dernier numéro de Hypnose & Thérapies Brèves

Est-il possible, voire souhaitable, d’évoquer des croyances religieuses au cours d’une thérapie ? Cette question m’est venue par les réflexions de patients disant l’importance de la dimension religieuse pour eux, souvent pour préciser le contexte de leur problème. Parfois ils évoquaient la spiritualité comme une ressource les aidant à vivre les difficultés rencontrées. Parfois aussi le problème se trouvait amplifié par des principes religieux avec lesquels ils se trouvaient en contradiction. Alors, quoique attaché à la distinction des fonctions, il m’a semblé difficile de prétendre évacuer a priori les questions religieuses des entretiens. Mais alors comment les utiliser et quelle place leur donner ?
A l’inverse des rapports entre la psychanalyse et les religions, peu de choses à ma connaissance ont été publiées à propos des croyances religieuses en thérapie brève. Ce silence relatif reflète d’ailleurs sans doute des réticences réciproques qui existent entre les religions et les approches thérapeutiques.

Du côté des croyants, dans des situations où une thérapie paraît indiquée, on retrouve les craintes communes vis-à-vis du changement ou vis-à-vis de l’inconnu que peut représenter une démarche psychothérapeutique. Des réticences plus spécifiques se manifestent aussi, liées sans doute à la critique des croyances religieuses par Freud et par une partie de la psychanalyse après lui. Ces critiques ont accentué parfois la difficulté pour des croyants à entreprendre une démarche thérapeutique d’autant que c’est alors par une démarche spirituelle que va être recherché le changement ou la solution des problèmes.

Mais des réticences à évoquer les croyances religieuses, il y en a aussi chez les thérapeutes. Soit parce qu’ils jugent les religions comme obsolètes. Soit parce qu’ils estiment que cela ne relève pas de leur domaine de compétence ni de leur rôle. Ou bien parce que ce n’est pas un domaine dans lequel ils se sentent à l’aise. Beaucoup de raisons peuvent alimenter cette réserve.
Quoiqu’il en soit de ces réticences réciproques, elles favorisent un cloisonnement religion/thérapie et une séparation des discours. Mais paradoxalement ce cloisonnement, qui est sans doute la règle générale, laisse la place aussi à des pratiques dans lesquelles le religieux et le psychologique fusionnent d’une façon souvent surprenante.
C’est le cas dans des pratiques qui s’affirment au sein du catholicisme ou du protestantisme. Il y a toujours eu dans la théologie chrétienne une réflexion sur des aspects de la psychologie humaine. C’est toute l’élaboration de la théologie spirituelle, qui s’enracine dans les écrits des Pères de l’église, de St Augustin, de St. Thomas d’Aquin et plus tard de l’école ignatienne ou du carmel. Mais cette réflexion était toujours référée spécifiquement à la vie spirituelle. Ce qui est nouveau et qui est apparu depuis une trentaine d’années avec le mouvement charismatique, ce sont les démarches dites « psycho-spirituelles » qui visent une action directe sur les problèmes psychologiques par le biais de la prière ou du charisme de guérison. On voit fleurir ainsi des propositions de retraites ou de sessions de guérison psycho-spirituelle sous deux formes principales :
- des retraites de plusieurs jours pendant lesquelles un enseignement succinct de psychologie du développement est proposé. En parallèle, un accompagnement personnel invite le retraitant à effectuer une anamnèse détaillée de son histoire pour repérer l’origine de ses problèmes. A l’issue de cette démarche, une prière de guérison est prononcée.
- une seconde forme relève de mises en scène plus spectaculaires. Ce sont des journées ou des veillées de prières et d’intercessions, souvent organisées autour d’une personnalité sensée avoir un charisme de guérison. Ces moments d’effervescence religieuse entraînent facilement des effets de transe collective et de suggestion très forte avec les résultats que l’on peut en attendre.
Ces démarches ont fait parfois l’objet de réticences et de trop rares mises en garde à propos des risques de dérives sectaires et de manipulations auxquelles donnent lieu ces pratiques. (Cf la note No 6 de la commission doctrinale des évêques de France sur la guérison des racines familiales par l’eucharistie janvier 2007).

Ces fusions entre thérapie et spiritualité se pratiquent aussi dans le monde des thérapeutes. Ce sont les modèles de thérapie dans lesquelles l’objectif n’est plus seulement le soin, la résolution d’un problème ou l’élaboration d’un conflit psychique, mais l’avènement d’un nouvel homme et d’une nouvelle personnalité. Cette démarche est présentée alors comme un éveil spirituel. Cependant, celui-ci n’est pas l’activation d’une ressource provenant de la personne. Il suppose au contraire un renoncement à son autonomie comme à son intégrité et entraîne une soumission aux paradigmes du thérapeute qui impose son système de pensée et dépasse le cadre d’une démarche de thérapie.
Entre religion et thérapie, on trouve ainsi soit le cloisonnement, soit la confusion. On n’en parle pas, ou on en parle trop !
Je crois pourtant qu’une articulation est possible et utile quand elle permet d’aider la personne à utiliser ses propres ressources religieuses. C’est le cas par exemple quand la foi est une source de paix, d’espérance ou d’équilibre pour le patient. Pour ma part, je me donne quelques repères pour faire jouer cette articulation.

Le premier, c’est de ne pas mélanger les fonctions, c’est à dire de ne pas prétendre maîtriser tous les discours à la place du patient. Il s’agit de laisser l’espace nécessaire pour que ce soit la personne qui travaille et non pas le thérapeute qui construise toutes les solutions du patient à sa place. Il s’agit au fond d’éviter un discours total qui prétendrait offrir tous les points de vue dans tous les domaines : somatique, psychologique, philosophique, éducatif ou religieux. A mon sens, ce qui fait l’intégrité d’une personne, et que la thérapie peut renforcer, c’est la capacité qu’elle a de faire sa synthèse personnelle et originale des différents discours qu’elle rencontre. Il s’agit donc de laisser la personne faire elle-même cette synthèse et de ne pas la faire à sa place. C’est cela que j’appelle éviter un discours total (totalitaire) qui découlerait d’un mélange des fonctions.

Autre repère lié au premier, c’est de permettre au patient de garder une capacité critique sur le processus thérapeutique. Les thérapies stratégiques peuvent intégrer dans leur protocole une explication de la stratégie mise en œuvre. Cela place le patient en position de co-thérapeute et favorise son autonomie par rapport au thérapeute. Cet aspect suppose de pouvoir expliquer ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Être ainsi en mesure de rendre compte des théories qui soutiennent la pratique et qui permettent un recul critique.

Il s’agit encore d’activer les ressources du patient. Très concrètement cela implique que ce ne sont pas les croyances du thérapeute qui comptent mais bien celles du patient. La thérapie n’est pas un champ d’évangélisation ou de prosélytisme. La référence au religieux se légitime alors si le patient l’évoque lui-même comme étant une ressource pour lui. Il n’est pas non plus nécessaire que le thérapeute partage cette croyance. Ce qui compte par contre c’est qu’il l’identifie bien comme une ressource.
Or, que le religieux soit une ressource ne va pas toujours de soi. Des modalités trop rigides dans le domaine religieux peuvent poser plus de problèmes qu’elles n’offrent de ressources. La croyance religieuse peut en effet se partager entre un mode imaginaire qui vise à combler les failles de l’existence et un mode symbolique qui permet alors une ouverture et élargit l’horizon existentiel. Il va de soi que chacune de ces modalités n’offre pas les mêmes opportunités de changement.
La foi ou la croyance m’apparaissent comme des ressources quand elles correspondent à une expérience associée à des perceptions dont la personne parle en termes de paix intérieure, de confiance, de sentiment d’unité ou de sérénité. Une expérience de présence intérieure, de communion et de dynamisme. Cette expérience peut alors s’apparenter à une place sûre dans une approche hypnotique ou bien constituer une exception au sens solutionniste du terme.

La référence religieuse peut alors favoriser la présentation de certains recadrages. Ceux-ci sont particulièrement utiles pour redéfinir un problème et lui donner un sens différent et plus accessible au changement. C’est souvent utile quand le problème est lié à des jugements de la personne sur elle-même ou à des affirmations péremptoires qui la fixent dans un état. Je pense par exemple à une femme qui s’était entendu dire qu’elle aurait toujours une mauvaise image d’elle-même parce que sa grand-mère n’avait pas aimé sa mère. Sa mère n’ayant donc pas pu avoir une bonne image d’elle-même et de la féminité, elle avait transmis cette dévalorisation à sa fille. A cela bien sûr il n’y avait rien à faire puisque c’était inscrit dans la transmission familiale. Ce verdict fonctionnait parfaitement comme une magnifique prophétie auto-réalisante reposant sur un problème inaccessible et sans solution. En l’écoutant, l’image m’est venue d’une malédiction qui enfermait cette femme dans un destin funeste. En lui proposant ce recadrage j’ai insisté sur l’idée que seuls les faux prophètes prédisent l’avenir ou accusent le passé. Le vrai prophète au contraire dévoile ce qui dans le moment présent correspond au meilleur de nos capacités. Elle a pu prendre alors de la distance vis-à-vis de cette parole qui la bloquait. La force d’évocation du thème de la malédiction a ici permis de désamorcer l’autorité d’une parole qu’elle ne s’autorisait pas à remettre en cause.
Je pense encore à un homme très attaché à la dimension religieuse. Il évoque son histoire et me raconte que son père était un véritable tyran familial. La vie à la maison était infernale. Il fallait toujours rendre des comptes et être à son service. Quand ça ne marchait pas comme il voulait, il frappait ou il hurlait. Aujourd’hui encore à 84 ans, il veut tout contrôler et tout savoir. Ma mère a été complètement écrasée par mon père. Ce père a été plusieurs fois hospitalisé en psychiatrie ce qui est encore actuellement le cas. « Ce qui est terrible c’est que je ne peux plus le voir, je suis incapable de m’approcher de lui parce qu’à chaque fois, j’en ressors angoissé. En fait je suis incapable d’aimer mon père ! Je le hais ! » Un silence s’installe et l’émotion monte d’un cran. « J’ai découvert l’évangile quand j’avais 20 ans, c’est la première fois que je découvrais que ma vie n’appartenait pas à mon père et que je pouvais être aimé. Mais aujourd’hui, je suis incapable d’aimer mon père… » Je prends alors le ton de l’étonnement pour lui demander pourquoi il veut à tout prix aimer son père. L’absurde de la question coupe court à l’émotion. Son regard me fixe et je lui repose la question le plus naïvement possible. Il tarde un peu à répondre : « Mais… c’est impossible de ne pas aimer ses parents, je ne peux pas avoir de la haine, je dois pardonner. » Je lui demande alors où il a vu cela en m’étonnant qu’il ne connaisse pas le décalogue.
« Mais justement le décalogue demande d’aimer ses parents. »
« Non, le décalogue demande de respecter ses parents : tu respecteras ton père et ta mère, il ne dit pas tu les aimeras. »
Le dialogue s’est prolongé, mais à partir de là, il a pu définir ce que pouvait être pour lui le respect d’un homme qui l’avait fait souffrir tout en autorisant les émotions nées de cette souffrance. Dans la suite des séances, il est plusieurs fois revenu sur ce recadrage en disant qu’il l’avait apaisé et qu’il commençait à penser à son père de façon différente.

Les rites religieux peuvent aussi favoriser l’abandon de certaines tentatives de solution inadaptées quand celles-ci vont dans le sens d’un contrôle impossible du problème ou de la recherche désespérée d’une ultra-solution. Remettre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César fait partie de la spiritualité chrétienne. Cela permet de se défaire des efforts inadaptés en cultivant une sagesse et une prise de distance : ce qui nous dépasse n’est pas de notre ressort, il ne nous appartient pas de prétendre tout contrôler. La prière peut manifester alors le désir concret de se défaire des préoccupations excessives à propos du problème en le confiant à Dieu. Cette capacité à prendre de la distance s’expérimente déjà dans l’action même de la prière puisque celle-ci, que ce soit sous forme de récitation, de méditation ou d’oraison, induit un état dissociatif d’ordre hypnotique. Cet état est lui-même ancré et renforcé par la perspective spirituelle qui invite à la confiance et à vivre le moment présent. C’est par exemple cette perspective que l’on retrouve dans cette prière qu’il m’arrive d’évoquer avec des patients anxieux ou confrontés à des inquiétudes pour l’avenir :
Vis le jour d’aujourd’hui, Dieu te le donne,
il est à toi, vis-le en Lui.
Le jour de demain est à Dieu.
Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain le souci d’aujourd’hui,
demain est à Dieu, remets-le Lui.

Si tu le charges des regrets d’hier
Et de l’inquiétude de demain,
La passerelle cède et tu perds pied.
Le passé ? Dieu le pardonne.
L’avenir ? Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui.
En d’autres termes mais dans le même esprit, c’est ce que traduit encore cette invitation au réalisme :
Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses que je peux changer et la sagesse de faire la différence.

La sagesse évangélique offre encore une multitude de métaphores qui peuvent alimenter et illustrer un dialogue stratégique ou solutionniste. Les paraboles peuvent aussi être utilisées en hypnose formelle comme en hypnose conversationnelle pour soutenir un processus de changement.
Je garde un souvenir marquant d’une séance avec une femme dépressive. Celle-ci était sous traitement antidépresseur depuis un an et demi sans pour autant retrouver ni élan ni goût de vivre. L’une de ses plaintes récurrentes concernait le sentiment de vide de sa vie, l’impression de n’être capable de rien et de n’avoir rien réalisé de positif. Elle disqualifiait magistralement toutes ses ressources et annulait systématiquement toute tentative d’appui sur des exceptions. Au bout de quelques séances, aucun objectif précis n’avait pu être déterminé et je me sentais franchement gagné par le sentiment qu’elle répétait souvent : « de toute façon ça ne sert à rien, je suis nulle… » Je n’étais pas loin de penser moi aussi que j’étais nul et que ce que je faisais avec elle ne servirait à rien. Un peu en désespoir de cause et parce qu’elle avait évoqué qu’elle se sentait bien dans une abbaye cistercienne où elle se rendait de temps en temps, je lui ai proposé de retrouver sous hypnose l’apaisement qu’elle trouvait dans cette ambiance. Après une induction assez simple, j’ai brodé sur la parabole des talents qui m’est venue alors à l’esprit. De mémoire, les suggestions que j’ai proposées après l’induction devaient donner à peu près ceci :
« Vous pouvez retrouver toutes les sensations, les parfums, les bruits ou les silences, les lumières ou les pénombres, la chaleur comme la fraîcheur et toute autre perception que votre esprit conscient peut retrouver… Et pendant que votre esprit conscient se repose de ces sensations apaisantes pour vous, votre esprit inconscient peut retrouver l’enseignement du dynamisme de la vie… Parce que vous savez que nous sommes comme des serviteurs qui donnent ce qu’ils ont reçu et qui reçoivent ce qu’ils donnent, et que l’on donne ou que l’on reçoive nous sommes des serviteurs à qui leur maître fait confiance pour vivre et en qui il a mis sa confiance pour accomplir le dynamisme de la vie… que nous ayons reçu un talent, ou deux talents, ou trois talents ou tout autre nombre de talents, nous donnons ce que nous avons reçu et nous recevons ce que nous donnons… et peu importe que nous produisions un talent, ou deux ou trois ou tout autre nombre, peu importe que nous travaillions depuis la première heure, ou depuis la sixième heure, ou depuis la onzième heure puisque nous donnons ce que nous avons reçu et que nous recevons ce que nous donnons… que nous donnions un, que nous donnions deux, que nous donnions trois, c’est d’avoir donné qui nous fera recevoir encore et c’est d’avoir reçu qui nous fera donner encore… et toute action, ou toute décision ou toute autre mise en œuvre porte en elle le fruit qu’elle donnera et le fruit qu’elle a reçu, et la plus petite graine devient le plus grand arbre, car chaque dynamisme de vie est porteur de toutes ses potentialités et de toutes nos capacités, et tout talent qui produit fait la joie de son maître comme la joie du serviteur… car nul ne peut juger de ce qui compte vraiment, nul ne peut connaître la richesse de sa vie et si il a reçu ou si il a donné un ou deux ou trois talents ou tout autre nombre… et votre esprit inconscient sait que dans l’éternité vous serez surprise de découvrir la richesse de votre vie… »


Pour lire la suite:  http://www.ressourcesmentales.com



Sélectionné pour vous pas Geneviève Schmit
06.43.43.15.79
Consultations aux cabinets de Paris et de Seine et Marne
Soutien psychologique par téléphone - France - Belgique - Canada

Daniel Renson
Editions Métawalk





Commentaires

  • « Est-il possible, voire souhaitable, d’évoquer des croyances religieuses au cours d’une thérapie ? »

    Poser comme cela cette question me surprend dans la mesure où selon moi, l’éthique et la déontologie propres à un accompagnement psychothérapeutique digne de ce nom est plus qu’éclairante car on ne peut que travailler qu’AVEC les croyances du patient !

    L’attitude appropriée d’un accompagnant est de nature empathique et donc non directrice ; or poser la question comme cela suppose qu’on a alors (à tout le moins) suggéré au patient de faire appel à ses croyances de nature religieuse, « l’enfer étant pavé de bonnes intentions »…

    Je suis certes persuadé que toute guérison ne pourra se faire réellement que conjointement et indissociablement suivant un trajet spiritualité- psychisme-cerveau-corps ; cf. http://www.retrouversonnord.be/AidesExTheme.htm

    Dans de telles conditions, mieux vaudrait-il à un moment donné, lors de l’aide (non directrice) apportée à la mise en route d’un processus d’action libératrice, poser la question de la manière la plus anodine possible et sans induire quelque référence à la spiritualité comme par exemple au travers d’une verbalisation que je résumerais ainsi : :
    « bravo vous avez donc découvert ce qui constitue donc selon ce que vous avez mis au jour, les causes de vos maux ; à présent comment voyez-vous la manière de résoudre les situations conflictuelles que vous avez donc identifiées ? Sur quels types d’aides pensez-vous pouvoir compter ? »

    Libre alors MAIS seulement alors au patient de parler des aides « spirituelles » sur lesquelles il pourrait compter.

    Baudouin Labrique, psychothérapeute

  • P.S. Je suis persuadé qu'agir autrement ce serait se poser en maître à penser, en directeur de conscience ce que ne peut JAMAIS être un psychothérapeute.

    Pas davantage il n'est approprié de permettre à quelques mouvement religieux que ce soit de pratiquer l'accompagnement thérapeutique : ce serait à un moment donner insuffler ou faire référence à des dogmes, alors que l’accompagnement thérapeutique digne de ce nom NE peut prendre en compte QUE les croyances du patient et quelles qu’elles soient d’ailleurs ; si ce patient désire changer de croyance ou en discuter, c'est à lui seul que revient l'initiative d'en parler ou d'aborder le sujet !

  • Bonjour Baudouin,

    Je partage votre avis, un psychothérapeute doit s'appuyer sur les ressources du patient et donc, fatalement sur ses croyances, quelles soient spirituelles ou autres.

    Et comme pour toutes croyances appartenant au patient, c'est lui, et lui seul qui va nous les indiquer lors de l'anamnèse et dans nos conversations, de manière consciente et inconsciente.

    A nous, psychothérapeute, de nous appuyer sur tout cela pour renforcer la puissance de changement du patient.

    Je ne pense pas qu'il y ai des règles, mais plutôt un grand respect ;,de celui qui nous fait confiance.

    Il n'y a pas à être « directeur de conscience », en tant que thérapeute, nous n'avons pas à donner le moindre conseil ni jugement sur quoi que ce soit ! Aucun risque alors de « gouroutiser »!

    La seule chose que nous devons faire, et c'est pour cela que le patient vient nous voir, c'est d'ouvrir son champs de conscience à ses propres ressources intérieurs et de lever les barières limitantes qu'il s'est mis au cours de l'apprentissage de sa vie.

Les commentaires sont fermés.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu