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Violence psychologique - Groupe de Soutien à Paris

fleurs-escholsia-03.jpgGroupe de soutien thérapeutique - Jeudi 3 Mars 2011


« Comment en suis-je arrivé là ? »

A m’être laissé dévaloriser, humilier, terroriser ?
En avoir oublié qui j’étais ?
Être devenu « victime » d’un autre qui a pris pouvoir sur moi ? …


Envisager l’avenir de façon autonome et pérenne c’est cesser de ressasser le passé, prendre de la distance avec les attitudes d’hier,  se défaire de la culpabilité pour entrer dans la responsabilité qui délivre.

Ensemble, nous vous proposons d’échanger vos vécus et de vous accompagner dans la compréhension de votre situation et la formulation de réponses constructives.

Pourquoi un groupe de soutien thérapeutique mensuel ?

Le partage d’expérience aide à sortir de l’isolement. En outre, l’engagement vis à vis des autres et la confrontation réciproque favorisent la créativité et l’invention.
Ainsi, le groupe, de par sa fonction support, vous accueille dans ce moment délicat que représente la sortie d’une relation d’emprise et la reconquête de l’autonomie.

L’accompagnement par deux psychothérapeutes formées à l’écoute des situations d’emprise et de violences psychologiques fait de ce groupe un lieu d’analyse et d’élaboration concrète et opérante.

L’engagement à respecter les règles de vie du groupe : confidentialité, neutralité, ponctualité, participation active, garantit la réussite du processus.


Accompagnement :

Geneviève Schmit : Psychothérapeute –hypnose clinique, sophrologie analytique et EMDR - http://cabinet-hypnose.fr
Marie-Pierre Sicard : Psychologue Clinicienne – psychanalyste - http://www.marie-pierre-sicard.fr



Modalités pratiques:

Réunion le premier jeudi du mois de 18 h 00 à 20 h 00.
Lieu : Cabinet de Geneviève Schmit – 7 rue Théodore de Banville – 75017 Paris
Honoraires à déterminer au cours de l’entretien préalable

Inscription sur entretien préalable gratuit auprès de Marie-Pierre Sicard : 01 42 96 95 21


Commentaires

  • Impossible de me joindre à votre groupe de soutien(raison de simple pratique, je suis à plus de 400 kms). Vous m'aviez déja conseillé une thérapie brève et je souhaiterais en parler avec vous . Vous évoquez le suivi en ligne: quelles en sont les modalités et le cout? merci de bien vouloir me répondre.
    Cordialement.
    Me Becker

  • Bonjour Madame Schmit et merci de vos envois mensuels.
    Continuez les, s'il vous plait, un jour j'espère, ils seront utiles pour mon amie.
    Je ne suis pas moi-même une victime de pervers narcissique, mais une "aidante " d'une telle victime.
    Il s'agit d'une femme d'une bonne quarantaine, qui, il y a 20 ans, a été un peu plus d'un an notre jeune fille au pair alors que nos 4 enfants avaient entre 5 ans et 6 mois.
    Elle a épousé un PN . C'est moi qui ai fait le diagnostic au printemps 2009 en recherchant à "violences psychologiques conjugales "sur Internet. Il faut vous dire que je suis médecin, mais pas vraiment compétente en psychologie/psychiatrie : je suis anesthésiste réanimateur !!
    Son mariage a duré plus de 17 ans. elle a 4 enfants qui ont aujourd'hui de 16 à 10 ans. Elle s'est enfuie de chez elle le 30 juin 2009 avec ses enfants, dans un scénario digne d'un film dramatique, avec l'aide de nombreuses personnes, mais surtout de la principale, de l'assistante sociale et de l'infirmière du collège où étaient alors scolarisés 3 de ses enfants et aussi de la police et de moi-même. Il faut savoir que depuis des années son mari était 24h/24 et 365j/an à la maison où elle était pratiquement physiquement séquestrée.
    Elle s'est enfuie presque sans rien. Mais tout de même ayant réussi à préserver ou photocopier la quasi totalité des papiers indispensables mais à peine de rechanges vestimentaires pour l'été. Pas le moindre meuble, pas le moindre ustensile de cuisine. Tout son bien tenait dans le coffre et sur les deux sièges arrière de ma petite Citroën C3. Elle a vécu 4 mois de "camping", trimbalant ses maigres baluchons dans des grands cabas de supermarché, hébergée avec ses enfants chez différentes familles de mes amis, se cachant de son mari.
    On lui a attribué un logement HLM qu'elle a pu investir fin octobre 2009 toujours avec ses 4 enfants.
    Une détermination et un courage exemplaires, sans avoir jamais vécu la tentation du retour en arrière.
    20 mois plus tard, le divorce qu'elle a entamé 8 jours après sa fuite touche à sa fin, le jugement devrait être prononcé d'ici 6 à 8 semaines ; tout récemment le droit de visite du père a été suspendu pour ses 3 filles, mais maintenu pour son fils ainé qui se positionne différemment de ses sœurs. Mais mon amie n'a toujours aucune nouvelle du procureur pour savoir si sa plainte du 30 juin 2009 contre son mari sera poursuivie . Elle sait juste que récemment encore des enquêtes étaient en cours puisque des membres de la famille ont été convoqués pour être entendus par la police.
    Je l'ai beaucoup encouragée à se rendre à l'une, au moins, de vos séances mensuelles de groupe de parole, persuadée de leur utilité et efficacité pour en avoir été personnellement bénéficiaire dans un tout autre domaine que votre spécialité.
    Mais outre la distance ( elle habite à Pontoise) et l'aspect financier (elle vit avec ses 4 enfants sur un 1/2 SMIC et les prestations sociales) de telles séances, j'ai un peu été surprise par sa réponse que je vous transfère ci dessous en italique .
    Je reste néanmoins certaine que de telles séances pourraient bien l'aider. Comment la persuader ? Que lui dire qui pourrait la convaincre ? Si vous aviez une ou des idées, elles seraient les bienvenues !
    Grand merci d'avoir pris le temps de me lire.
    Bien cordialement,
    Dr Monique DC



    Je n'ai pas envie d'aller au groupe de parole à Paris. Ce sera déjà assez difficile de devoir parler à un psychiatre ; j'en ai peut-être besoin mais je ne me sens pas prête.

    A quoi bon parler de choses qui continuent à faire si mal et surtout tant que la situation est telle qu'elle est, bloquée et en attente ? (elle veut parler de l'attente des décisions judiciaires concernant le divorce, le droit de visite du père pour ses enfants et de la décision du procureur de poursuivre ou non la plainte qu'elle a déposée contre son mari)

    Je pense que ce pourrait être bénéfique pour les enfants mais je sais que je ne pourrai commencer à avancer que quand je serai libérée du poids de l'attente, et encore, ça prendra du temps après.

    Il y a pas mal de choses qui me travaillent beaucoup, qui font que je me sens...bon, je n'arrive pas, c'est comme ça. Et comment être fort et de bon conseil pour les enfants avec toutes leurs incertitudes et leurs interrogations légitimes d'adolescents sur leur identité, leur avenir et leur place dans la vie alors que je me retrouve à 42 ans à leur niveau, étant déjà passée par tout ça mais ayant subi la démolition complète de ce que j'étais devenue il y a 20 ans et que je ne peux plus être ?

    J'ai déjà parlé de "griffes" : c'est douloureux de les enlever, c'est presque plus confortable et réconfortant de les garder parce qu'elles font partie d'une identité, même si celle-ci a été imposée de force, une identité que si on l'enlève, si on dit que l'on n'en veut plus, qu'elle est synonyme de souffrance et n'était qu'un écran derrière laquelle on a été forcé de vivre, on se sent tout nu et terriblement vulnérable justement à cause du lavage de cerveau qui a accompagné la mise en place de cette identité.

    Les enlever rouvre des plaies. Avancer avec les griffes toujours implantées profondément mais en essayant de faire comme si elle n'y étaient pas (c'est ce que nous faisons actuellement) crée de nouvelles plaies et une tel malaise qu'on est mal tout le temps.

    Du coup, on continue de faire semblant, comme on a toujours fait mais pas pour les mêmes raisons, ou on laisse tomber en disant que peut-être qu'un jour on y arrivera et sinon, tant pis, l'effort demandé est trop grand et on est déjà épuisé. Et là on voit encore plus clairement notre degré de dépendance à l'égard de notre bourreau ; il règle encore nos actes et nos pensées.

    On veut être responsables de nous-mêmes, mais n'est-il pas plus facile et aisé de le rendre responsable pour tout ce que l'on n'arrive toujours pas à accomplir ou à être, lui ou la justice qui contribue grandement à notre mal-être ?

  • il serait peut être souhaitable que dans la région languedoc, nous ayons la possibilité de bénéficier de ce genre de discussions, nous sommes pas hélas ! protégées de ce genre d'individu ils existent bel et bien, et avant de d'en rendre compte il se passe beaucoup beaucoup de temps " une vie gâchée". Surtout arriver à prendre la fuite à temps ! ne rien construire avec eux. La souffrance de la famille est là et qui s'en préoccupe, en tout cas pas la justice, ni les avocats. Les divorces avec ces personnes devraient être différents, "mais pas mis dans le même panier". J'en suis arrivée à ne plus faire confiance en qui que ce soit.

    cordialement
    Chris

  • Je vous rejoins dans cet échange car je vis depuis 6 mois une séparation avec mon ex conjoint qui est un PN et qui utilise les enfants pour me faire encore, 6 mois après la séparation, du mal.
    Il ne préserve pas mes 2 garçons âgés de 12 et 10 ans. Il m'insulte au téléphone devant mes enfants quand j'essaie de les joindre au téléphone.
    C'est un vrai cauchemar pour mes enfants et moi!
    Il se vante à moi directement d'avoir une copine qu'il fait venir dans la maison où j'ai encore toutes mes affaires, et mes enfants l'ont déjà vu plusieurs fois...
    C'est un monstre !
    Je me bas aujourd'hui pour avoir la garde de mes enfants et même si chaque jour est difficile car il fait tout pour m'insulter, m'humilier, je tiens le cap pour mes enfants, je veux les sortir de ses violences psychologiques et enfin trouver une sérénité avec mes enfants.

  • Je partage entierement les propos de Chris ,et regrette également que des groupes de paroles n 'existent pas aussi en languedoc car ces individus sévissent partout ....et plus on en parlera mieux on pourra peut etre les identifier avant qu il ne soit trop tard....A

  • Bonjour,
    mon histoire est celle d'un homme (mais oui !) qui sort à peine la tête de l'eau. Je me suis séparé en Septembre 2008 d'une femme avec laquelle je me suis marié sans avoir pris le temps de bien réfléchir, il y a 18 ans. Cette femme a tout de la PN. Le divorce ne sera prononcé qu'au début Février de cette année, après bientôt quatre ans d'enfer, pour ma compagne et moi, ainsi que nos enfants. Tout le mal est fait à travers un masque. Il a fallu très peu de temps à ma compagne pour se rendre compte du danger potentiel que dégage cette femme. Il m'en a fallu beaucoup plus pour comprendre que demander un divorce à l'amiable était une erreur et qu'il aurait été plus juste de demander un divorce pour faute. Difficile de prouver les méthodes et les actes puisqu'ils sont souvent sans témoins, puisqu'ils sont toujours accompagnés d'un lot de soi-disant bon sentiments et de conventions que cette personne nous avait appris à répéter et que les proches et moi-même avions acceptés comme une explication au caractère insupportable et aux éclats que parfois le masque lui-même laissait entrevoir. Peut être n'aurai-je jamais eu gain de cause car être un homme et se dire harcelé et victime de violence morale, dans la tension permanente qui ne laisse plus le temps de prendre du recul, est probablement encore, dans la société Française d'aujourd'hui, un parcours compliqué. Pourtant, à parcours compliqué, j'aurais préféré celui là si j'avais su jusqu'où cette personne était capable d'aller. Cela aurait au moins permis de mettre toutes les cartes sur la table.
    Reste à réparer les plaies, nous reconstruire et nous protéger, ma compagne, moi-même, et nos enfants.
    Il y a une personne à qui je dois beaucoup pour ma propre (re)construction, mais qui souffre des lourdes conséquences de tout cela. Je l'embrasse affectueusement, la remercie tendrement et souhaite sincèrement qu'on s'en sorte ensemble.
    Je profite de cette opportunité de s'exprimer pour encourager toutes celles et ceux qui souffrent là ou d'autres ont plaisir à faire souffrir. Notre colère doit nous servir à donner un coup de pieds du fond de la piscine dans laquelle nous sommes pour en sortir, remettre pieds sur terre et remplir enfin nos poumons de l'air qu'on y respire quand on a une vie "normale".

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