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Hommes victimes de manipulatrices perverses

homme victime de PNLes hommes peuvent aussi être victimes de manipulatrices perverses !

Les hommes victimes de violence conjugale sont souvent victimes d'abus à la maison, que ce soit de la part de leur femme ou, dans le cas des couples de même sexe, de leur partenaire.

La violence est souvent un problème de perte de contrôle. Lorsque l’on ne trouve pas les mots pour exprimer ses émotions, ses frustrations, les gestes prennent le relais.

Les agresseurs pensent qu'ils ont le droit de manipuler, de contrôler et d’humilier une autre personne. Cette croyance est non seulement tenue par des hommes, mais aussi par certaines femmes.

Nous savons que beaucoup d'hommes vivent l’abus et qu’ils gardent cette expérience traumatique secrète… Il est difficile d’assumer cette position de manière publique dans une société ou l'homme est encore figé dans un statut dicté par un patriarcat héréditaire.

Mais quelles que soient les traditions sociales, il n’y a aucune différence entre la souffrance individuelle, la peur et la douleur ressenties par un homme et celles ressenties par une femme dans une telle relation abusive.

Il est essentiel que la souffrance soit prise au sérieux, et que le soutien, la prise en compte et l'aide soit disponible en cas de nécessité, sans aucune distinction de sexe !

 

 

La plupart des effets de l'abus de violence domestique sur les hommes sont les mêmes que pour les femmes.
Comme les femmes, les hommes victimes de violence conjugale sont susceptibles d'être profondément atteints dans leur estime d’eux même. Ils risqueront de vivre une perte profonde de confiance, se sentir isolés, coupables et confus au sujet de leur situation.

 

Thomas : « Au début, elle m'a découragé de voir de vieux amis, en particulier les femmes. Elle a menacé de recourir à la violence contre eux. Par exemple : « Si telle ou telle visite ici, je vais mettre un couteau dans ses tripes. "... Elle disait être draguée par mes amis... Cela m'a laissé méfiant de mes amis. J'étais fou de jalousie. Tout cela a eu pour effet d'endommager mon réseau social. "

 

Un grand nombre de victimes masculines d'abus ont des difficultés à définir cette violence subie comme telle. Cette réalité est partiellement due à l'image que notre société a de l'Homme. Les hommes sont souvent considérés comme forts, autoritaires et machos. On enseigne aux garçons, dès leur plus jeune âge, qu'il est indigne pour un homme de pleurer et d’exprimer ses émotions.
Pour beaucoup encore, l'idée qu'un homme adulte puisse avoir peur ou être vulnérable est un sujet tabou. L'idée qu’un homme, le plus souvent physiquement plus fort puisse être battu, semble ridicule.

De ce fait de nombreux hommes victimes de violence se sentent "moins hommes", comme s'ils n’étaient pas suffisamment virils que pour avoir la capacité de prévenir ces abus.

 

Anon : "... Elle avait l'habitude de régulièrement crier contre moi et m'a frappé, mais quand j'ai eu besoin de points de suture à la tête elle m’a attaqué avec un couteau."

Thomas : «Betty m'avait menacé avec un couteau à de nombreuses occasions, et j’avais esquivé ces missiles avec succès. Elle a finalement atteint son but un matin en me frappant avec un bol à un centimètre de mon œil. Je suis arrivé au travail ce matin-là avec des vêtements tachés de sang et ai dû expliquer ma situation …"

 

La réalité est également que si un homme est agressé physiquement par son épouse ou partenaire, il choisira souvent de prendre une raclée plutôt que de riposter pour se défendre et causer ainsi un préjudice à l’agresseur. S'ils ripostent, ils sont conscients que leur force causerait de graves dommages et qu'ils ont de grands risques d’être accusés d'être un agresseur eux-mêmes !

"Un homme de mon village, un grand gaillard tout doux que je connais un peu vient de me parler… Il s’est fait battre par sa femme, une petite nana d’1m60… il a le visage lacéré. Il est effondré, m’avoue en baissant les yeux que ce n’est pas la première fois qu’il se fait frapper…
Il refuse de déposer plainte… me dit qu’il ne peut pas être «méchant» avec elle, qu’ils sont mariés depuis 20 ans… qu’il l’aime et ne comprend pas.
Ensuite il me dit que c’est forcément de sa faute à lui, qu’il a fait quelque chose qu’il ne fallait pas. Il tente de me faire croire qu’elle a raison de le battre, me parle de son manque de courage me dit qu’il ne «doit pas avoir de couilles».
Je lui fais remarquer qu’il sait parfaitement que s’il avait répondu à sa violence il aurait blessé sa femme et qu’il ne veut pas lui faire de mal ! Que son courage est justement de ne pas répondre par la violence. Il redresse alors sa tête et me regarde enfin dans les yeux ! Il se sent compris.
Il ne veut pas déposer plainte. Il a peur du regard des Gendarmes dont certains le connaissent sûrement… Nous sommes dans un petit village… Il a honte."

 

Geneviève Schmit

Extrait du manuscrit qui sera publié aux Éditions Grancher en mai 2016

 

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© Geneviève Schmit – diffusion

La reproduction intégrale de mon écrit est autorisée. Cependant, mon nom complet ainsi que le lien actif de la page du site internet http://pervers-narcissiques.fr est obligatoire.

Vous remerciant de votre compréhension ainsi que de l’intérêt porté à mon travail, Geneviève Schmit.

 

 

Commentaires

  • merci encore pour le contenu.

    Concernant les perverses narcissiques, je ne sais pas réellement aujourd'hui, si ma mère était perverse narcissique ou pas... Elle a eu souvent des attitudes violentes, principalement verbalement. Mais, d'après ce que j'ai compris, un pervers narcissique est violent intentionnellement, avec la volonté de nuire. Et ça, je ne crois pas qu'elle ait cet esprit là. Je crois davantage, comme vous le mentionnez dans le présent article, à des débordements de sa part, parce qu'elle ne savait pas faire autrement, et qu'elle n'était absolument pas consciente de nuire ! Dans son esprit, c'est uniquement elle qui est en souffrance ! Et elle n'a pas conscience des conséquences de ses actes sur son entourage... Un peu comme un enfant... Je crois d'ailleurs qu'elle est restée "bloquée" à un stade enfantin... ???

    Est-elle perverse narcissique ?
    D'ailleurs, est-il bon d'étiqueter ?
    N'est-ce pas enfermer ?
    Et, n'aurait-elle pas davantage besoin d'être aidée, plutôt qu'enfermée ? ...
    Cela dit, à part fuir quand elle a ses attitudes négatives et violentes, je n'ai pas trouvé d'autre mode d'emploi !


    Cordialement.

    Jo

  • À tout hasard, je vous communique un lien, vers une pièce de théâtre, sur les violences conjugales :

    "Je te veux impeccable"

    https://www.youtube.com/watch?v=Y3T5K-RrvBA

    http://www.theatre-quidam.fr/index.php/je-te-veux-impeccable

    Bonne réception.

    Joseph

  • Bonjour Jo,

    Merci pour vos quelques précisions ;-)

    Pour ce qui concerne votre mère, votre analyse me semble parfaite. Comme vous, je ne pense pas que le PN agisse nécessairement avec la volonté de nuire, même si c'est souvent le cas, mais bien parce que c'est son fonctionnement.
    Quant à la question de la nécessité de poser ce diagnostique ... dans certains cas effectivement cela a peu d'intérêt. Par contre, c'est intéressant à savoir s'il y a des procédures juridiques car les stratégies seront différentes. Dans votre situation, cela n'apporterait probablement rien de plus.
    En ce qui concerne l'aide dont elle aurait besoin, oui... dans l'absolu ce serait bien, mais ... si c'est une personnalité de ce genre, jamais elle n'entrera dans une démarche thérapeutique personnelle.
    Pour le comportement à avoir en sa présence, nous pourrions éventuellement en parler, mais par échanges sporadiques, c'est impossible.
    Bon courage, Geneviève Schmit

  • Je vous remercie.
    J'ai dans mon entourage un jeune homme qui est dans les griffes d'une telle fille.
    Il a osé parlé une fois, il y a deux mois de ce qu'il vit. Il a tenté de se séparer. Elle a réussi à le récupérer en le culpabilisant et en mettant en avant les bons moments du début de leur rencontre.
    Le cycle est reparti pour un tour (en fait de nombreux petit tour).
    Elle continue à l'isoler de moi (à qui il a tout avoué), elle le contrôle quand il est avec ses amis. Il ne pouvait plus les voir. Maintenant, il peut mais avec elle ...
    Il est très difficile de maintenir le lien.
    Merci de parler aussi des hommes qui sont victimes

  • Merci pour l article

    Ma femme est une PN. On est ensemble depuis 2001 avec trois petites filles-6, 5 et 2 ans. Finalement j’ai décidé de fuir, mais je n’ai pas encore entamer les procédures de divorce- d ailleurs elle ne connait pas. Ma question, est ce que je peux laisser mes petites filles avec elle (La mère est plus en droit d'obtenir la garde de l’enfant inferieur a 6 ans, loi stupide mais c’est la loi), j’ai tellement peur puisqu’ elle a déjà commencé à les manipuler.
    Merci d’avance

Les commentaires sont fermés.

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